Portrait de Nina Mendelson, ancienne JPS devenue co-fondatrice de Palomano
Categories : Actualités, publié le : 06/03/2026
A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme, nous avons souhaité mettre à l'honneur une ancienne collaboratrice de JPS, Nina Mendelson, co-fondatrice de Palomano. Portrait d'une jeune femme de 29 ans qui a entrepris avec ses deux frères dans un projet porteur de sens.
Bonjour Nina, ravie de te revoir ! Peux-tu nous raconter ton parcours ?
Bonjour et merci à Julie d'avoir pensé à moi ! J'ai commencé par un Bac+3 en orthophonie, qui m'a permis de travailler auprès d'enfants et de mieux les comprendre, qui est finalement en lien avec ce que je fais aujourd'hui car j'aime les accompagner à travers le jeu et la création. Et finalement, je me suis tournée vers l'hôtellerie car je souhaitais monter un projet avec l'un de mes frères qui travaillait déjà dans ce secteur. J'ai donc intégré Vatel pour mon master et effectué mon stage de fin d'études chez JPS, ce qui m'a permis de faire de l'hôtellerie de A à Z à une période où beaucoup de projets étaient à mener, cela a été très formateur.
Suite à ça, j'ai eu le déclic et j'ai décidé de monter ma propre boîte avec mon frère. Nous avions besoin de 2 ans pour la développer, j'ai donc effectué des missions en free-lance en parallèle, en tant que Commerciale chez Airbnb principalement. En 2022, Palomano est né. Depuis, je suis Responsable du développement de la marque, de l'expérience au sein des parcs ainsi que des partenariats et collaborations.
Quel est le concept Palomano et pourquoi "Palomano" ?
Palomano, ce sont des parcs pour enfants qui sont basés sur le jeu d'imitation, c'est-à-dire que l'on reproduit un monde pour les enfants à travers des univers que tout le monde connaît (hôpital, salon de beauté...). Pourquoi Palomano ? C'est un clin d'œil à notre père qui s'appelle Laurent, mais nous l'avons toujours appelé Po, et avec le temps c'est devenu Papilo avec l'arrivée des petits-enfants, et maintenant tout le monde l'appelle Palo. Et "mano" car chez nous, on revient au manuel, il n'y a pas d'écrans. Palomano est ensuite décliné selon les univers : on a le Palo-Market, Palo-Gusto, Palo-Costo...
Et le Palo-Hôtel ? D'ailleurs, travaillez-vous avec des hôtels ?
Oui ! Nous avons créé Palo-Nomad, une offre BtoB qui recrée le monde de Palomano dans des espaces plus petits (100 m2 au lieu d'un parc habituel qui fait entre 500 m2 et 800 m2), idéal pour les hôtels qui souhaitent optimiser l'occupation de leurs salles de séminaires durant les vacances scolaires. Nous nous occupons de l'installation des décors et de la gestion du lieu. Soit les clients paient sur place individuellement, soit ce sont les hôtels qui payent la prestation pour leurs clients, afin d'attirer les familles. Notre premier partenariat a été avec l'Hôtel du Collectionneur 5* à Paris, qui nous a demandé de créer un hôtel pour eux, puis ensuite avec le groupe Barrière (pour les établissements du Touquet, Deauville et La Baule). Concernant le Palo-Hôtel, on a donc créé un mini parcours de voyage qui débute à l'aéroport et des petits taxis pour pouvoir aller chercher les clients. Arrivés à l'hôtel, il y a un chariot à bagages avec un petit desk d'accueil et un joli tableau de clefs avec les numéros de chambre, un chariot de room-service. J'ai également créé un petit book de réservations spa, avec un second espace représentant un institut de beauté (manucure, maquillage...), une lingerie avec des draps, un vrai petit hôtel miniature pour créer de nouvelles histoires !
Quel a été l'impact de votre passage dans l'émission "Qui veut être mon associé ?" ?
Quand on s'est inscrit pour passer à l'émission, je n'avais pas imaginé l'impact que ça aurait, je trouvais ça marrant de passer à la télé. Et puis on n'avait pas de stocks physiques à présenter donc moins de choses à anticiper. On a pu être repérés par Jean-Pierre Nadir, qui est d'ailleurs issu du monde du voyage également (fondateur d'Easyvoyage et de Fairmoove), ce qui a vraiment permis de crédibiliser notre concept et booster notre visibilité. Suite au passage dans l'émission, nous avons reçu plus de 1000 demandes de franchise en seulement 1 mois, on est passés à +10 000 abonnés sur les réseaux sociaux, recruté des commerciaux...etc c'était fou. On était passé de rigoler avec les gens au snack de notre parc de Clichy à 16 franchises dans toute la France en seulement 1 an. On a même collaboré avec la Warner Bros pour un événement de 3 semaines autour de la Pat'Patrouille, puis ensuite avec Petit Ours Brun, Paddington... !
Quelles sont les prochaines étapes de Palomano ?
Concernant le développement de la marque, notre but est qu'elle aille au-delà du parc de loisirs, qu'elle fasse partie intégrante du quotidien des enfants.
En parallèle des prochaines ouvertures de parcs, nous avons créé notre propre marque de déguisements, je suis également en train d'écrire une gamme de livres pour enfants, le premier sortira fin septembre 2026, et nous avons également le projet de créer un média Palomano. On crée également des événements sur différentes thématiques avec des animateurs (l'écologie, les émotions...) tous les deux mois au sein des parcs, et c'est sympa car les enfants reviennent pour découvrir de nouveaux thèmes.
En tant que femme et cheffe d'entreprise, quelles sont tes sources d'inspiration ?
Je n'ai jamais réellement eu de modèle concernant l'aspect professionnel. Ma plus grande source d'inspiration reste mes parents. Parfois, tu fais des choses sans trop savoir pourquoi, et avec le recul, je sais que ce sont mes parents qui m'ont inculqué cela. J'ai toujours été très créative de nature, et mes parents m'ont permis de cultiver cela depuis mon enfance. Nous étions 3 enfants et mes parents sont de très très grands vivants. J'ai toujours connu des jeux et de l'ambiance. Par exemple, quand on regardait la Nouvelle Star, on avait des cartons pour dire si on aimait ou pas ! Ma mère était également portée sur les activités manuelles, au lieu de passer mes mercredis après-midi devant la télé, elle me sortait des trucs en céramique et on passait 3 heures à dessiner dessus, j'en ai encore plein chez moi ! J'ai eu la chance d'avoir une enfance très créative, très vivante. Et puis, on est également reliés à mes parents par la musique. Mon père est un très bon musicien et on faisait énormément de musique tous ensemble. On jouait du piano, on chantait avec mes frères. Je m'inspire de tout ce que m'ont donné mes parents. Aujourd'hui encore, il m'arrive d'appeler mon père pour qu'il me chauffe le cerveau !
Quel message aimerais-tu transmettre à toutes les petites Nina qui viennent dans tes parcs et qui vont bientôt lire tes histoires ?
C'est dur d'être une femme hein ! (rires) J'ai toujours eu l'impression d'avoir une armure mais j'ai un mantra qui est de vivre la vie sans trop se prendre au sérieux. On peut faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Eclates toi, vis, amuse-toi, la vie est belle et il faut la vivre pleinement ! J'ai créé un monde pour elles, pour qu'elles puissent s'éclater et se déguiser comme elles en ont envie, et cela s'applique également bien sûr aux petits garçons !
Et pour les jeunes femmes qui hésiteraient à se lancer dans un projet d'entreprenariat ?
J'ai eu la chance de monter Palomano au meilleur moment possible pour moi, sans contrainte personnelle ni professionnelle. J'avais 25 ans, cela était plus facile. Bien sûr qu'il faut se lancer, c'est la meilleure aventure du monde, mais c'est un investissement risqué et important en termes d'énergie, je peux bosser toute la nuit mais à côté de ça, je kiffe ce que je fais, je ne le subis pas. Même si je pars quelques jours, je ne peux pas m'empêcher de garder un œil sur la société. Cela m'offre une certaine liberté et en même temps tu n'es jamais libre. Donc si l'objectif est de monter un projet où tu vas t'éclater, je le conseille évidemment !
Un grand merci à Nina pour cet échange inspirant et ce parcours impressionnant, nous sommes fiers d'en avoir fait partie !
Pour découvrir l'univers Palomano : www.palomano.com